Journée internationale des droits de l’homme : Une célébration sans les ONG actives

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weeklyinfos.net@gmail.com
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La Mauritanie a célébré le 10 décembre dernier la Journée internationale des droits de l’Homme, en l’absence des organisations les plus actives et les plus représentatives, l’AMDH, l’AFCF, SOS Esclaves, IRA, le Fonadh, entre autres. Le parterre d’invités n’était composé que de la clientèle habituelle du Commissariat aux droits de l’Homme, quelques ONG cartables qui émargent auprès de ses services, ou quelques représentants de l’administration publiques et des partenaires techniques et financiers obligés de «saluer les importantes avancées de la Mauritanie sur le plan des droits de l’homme ».

Cette journée a été surtout marquée par le Prix Tulipe 2015 des droits de l’Homme décerné à IRA, dont le président et le vice-président, Birame Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan croupissent en prison. Au cours de cette journée, où le gouvernement énumérait ses progrès en matière de respect des droits de l’homme, une marche pacifique organisée par des centaines de militants d’IRA, au nom du droit à l’indignation, était sauvagement réprimée, causant des blessures et s’achevant par plusieurs arrestations.

Le Prix Tulipe 2015, réceptionné par le représentant IRA-Europe, Abidine Ould Merzough et Ghamou Mint Salem, IRA-Mauritanie, consacre ainsi le combat d’IRA, un sacre qui s’ajoute à plusieurs autres, le Prix Weimar, le Prix Frontline Defender, le Prix des Nations Unies…Elle consacre surtout la reconnaissance d’un phénomène esclavagiste persistant que le président Mohamed Abdel Aziz et son camp  s’entêtent à nier, tout en créant dans la foulée trois tribunaux centraux pour juger des crimes à caractère esclavagiste.

Cette célébration s’est surtout déroulée alors que l’insécurité à Nouakchott atteignait des proportions alarmantes, avec des meurtres et des cambriolages en série. Des bandes de criminels, libérés par grâce présidentielle le 28 novembre dernier, avaient pris d’assaut la capitale, y installant un véritable régime de terreur. Incapable de prendre ses responsabilités, le gouvernement par le biais du ministre de l’Intérieur accusait la population mauritanienne d’être la principale cause du phénomène, alors que le ministre porte-parole du gouvernement tentait de minimiser en prenant l’exemple sur les autres cités du monde.

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