Sénégal : deux Marocains et un Nigérian « présumés terroristes » arrêtés à Dakar

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La police sénégalaise a annoncé mercredi avoir arrêté trois « terroristes présumés » à Dakar. Deux d’entre eux pourraient être liés à l’EI, le dernier est suspecté d’être un recruteur de Boko Haram.

Deux Marocains et un Nigérian, « présumés terroristes », ont été arrêtés entre fin mars et début avril dans la capitale sénégalaise Dakar, où ils demeurent détenus en attendant la fin d’enquêtes en cours, d’après un communiqué de la police sénégalaise reçu mercredi 12 avril par l’AFP.

Le 29 mars, selon le texte, des agents de la police de l’air et des frontières ont appréhendé à l’aéroport international de Dakar « deux ressortissants marocains supposés liés à [l’organisation] État islamique (EI)« . Les deux Marocains, dont les identités n’ont pas été précisées, venaient d’un camp de réfugiés en Turquie « recueillant en majorité des Syriens », a expliqué la police. Ils « ont déclaré qu’ils se sont identifiés en Turquie comme étant des ressortissants syriens », mais ils ont « réfuté toute appartenance à un groupe terroriste, toute fréquentation de zone de combats, notamment la Syrie et l’Irak, tout entraînement physique ou au maniement des armes ».

Le Nigérian, suspecté d’être un recruteur pour le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, a, lui, été appréhendé le 1er avril à la sortie de l’ambassade de son pays à Dakar, selon la police. Il est « connu des services de renseignement » de son pays « pour terrorisme » et revenait de Mauritanie « où il a séjourné des mois » et « serait [venu] à Dakar dans le seul but de recruter des terroristes pour le compte de Boko Haram ».

D’après le communiqué, « le procureur de la République a été avisé et les enquêtes se poursuivent » concernant ces dossiers.

En février, la police sénégalaise avait annoncé l’arrestation de deux Maliens liés à l’attentat jihadiste contre la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam en mars 2016, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

AFP

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