CHU de Toulouse : une technologie révolutionnaire pour réparer le cœur après un infarctus

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weeklyinfos.net@gmail.com
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ladepeche.Ils sont aujourd’hui cinq. Cinq patients à avoir reçu, dans leur cœur battant, une injection de cellules souches sanguines CD34 pour réparer leur myocarde endommagé par un infarctus sévère. Trois d’entre eux, les premiers au monde, ont été greffés à Toulouse, au CHU Rangueil où se déroule le plus gros programme européen de thérapies cellulaires dans les pathologies cardiaques.

Pour l’étude « Excellent », les hôpitaux de Toulouse, Montpellier, Bordeaux, Grenoble, Paris, l’hôpital privé Jacques Cartier de Massy, ainsi que trois centres en Grande-Bretagne auront recruté 44 patients d’ici la fin de l’année 2017. A l’issue de la phase II de cet essai thérapeutique, la start-up mulhousienne CellProthera espère produire de façon standardisée et « industrielle » sesProtheraCytes®, greffons de cellules souches sanguines développés après une simple prise de sang grâce à un automate qu’elle a conçu et installé pour la France à l’EFS (Etablissement français du sang) de Nantes.

Des cellules injectées 3 semaines après un infarctus

« C’est la première fois que nous injectons, trois semaines après un infarctus du myocarde, des cellules CD34 multipliées par une mise en culture de 9 jours. Les patients vont bien, ils ont récupéré de la fonction cardiaque, mais nous attendons des éléments de comparaison pour tirer des conclusions », glisse le professeur Jérôme Roncalli, cardiologue au CHU Rangueil et coordonateur principal de l’étude.

 

« Avec cette biotechnologie, nous essayons de réparer les tissus pour que le cœur récupère une contractilité suffisante et que la maladie n’évolue pas vers l’insuffisance cardiaque. Le but est de compléter la prise en charge classique des pathologies cardiaques pour permettre, à terme, de limiter le nombre de médicaments, d’hospitalisations, éviter les transplantations et l’utilisation de défibrillateurs automatiques implantables », résume le médecin qui espère la mise en place d’une étude à plus grande échelle, au niveau international.

Selon les estimations, 1 million de patients rien qu’en Europe, aux USA et au Japon, pourraient être éligibles chaque année à ce traitement révolutionnaire.

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