L’informatisation des systèmes de l’Etat : une solution définitive à la perte massive de ressources

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weeklyinfos.net@gmail.com
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L’utilisation de l’Internet par les illettrés témoignent du fort taux de pénétration des technologies en Mauritanie. Ceux-là utilisent fortement la toile pour communiquer sans avoir les pré-requis nécessaires. Cela ne les empêche pas pour autant de réussir leur communication. C’est sans doute pour cette raison que des chercheurs et spécialistes en la matière mènent des actions pour réfléchir sur la place qu’occupera la Mauritanie par rapport aux pays de la sous-région en matière de technologie. 

L’article «  Gouvernance Électronique : Un ingénieux Outil de Modernisation«  publié par Monsieur Mohamed El Mokhtar Sidi Haiba traite de concepts très importants qui semblent ne pas être abordés par d’autres articles dont on avait  l’habitude de lire jusqu’ici qui, je juge très pertinent à la limite avec ses diversités, font bien évidemment sa large portée, dans le fond comme dans la forme. Je partage donc parfaitement le point de vue que Monsieur Haiba a eu à développer tout le long de l’article. Des réflexions fécondes sur l’intérêt de l’introduction des nouvelles technologies dans tous les secteurs de la vie qui pourra assurer la flexibilité des traitements à court comme à long terme. 

Néanmoins, à mon humble avis au-delà des prérogatives crypto-personnelles, je pense qu’il y a beaucoup de choses qui peuvent freiner le développement et justifierait la dégradation du classement de la Mauritanie. Nous devons penser aux effets indésirables que peuvent reproduire ces mutations proposées dans l’article, 

Il faudra noter de ce fait que l’Etat ne se soucie guère de l’utilisation des réseaux des opérateurs privés (Maroc télécom, Tunisie télécom et Sudatel) comme moyens de communication ce qui est vraiment dommage pour la sécurité national si le niveau de confiance n’est pas à ZÉRO. Toujours pour prendre les pays que M. Haiba avait cité comme repère, avoir une agence informatique de l’Etat n’est plus un rêve pour eux mais une réalité,  dans les pays voisins  (ADIE du Sénégal), ces projets et procédures ont été déjà mis en place et sont en voie d’émergence, ces structures peuvent se comporter maintenant comme opérateur (des LANs avec tous les services de ToIP et communication unifié interconnectés par MPLS).

La Mauritanie pouvait faire mieux si on avait pensé à l’idée de concevoir un intranet gouvernemental, on n’aurait pas des soucis majeurs car  en plus des travaux de maintenance faites sur la route « El Emel«  la majorité des routes entre les villes, ayant été construite après les années 2000, permettait d’établir une liaison fibre passant par le canal souterrain et reliant ainsi la majorité de nos villes (Atar, Akjoujt, Nouadhibou, Nouakchott …). Une deuxième solution c’est celle de passer par l’infrastructure du réseau hydroélectrique pour la liaison des wilayas du Sud (Trarza, Guidimagha et Gorgol…) avec la capitale. 

La mise en place d’un Intranet gouvernemental qui de nos jours bénéficie du réseau de canalisation et du réseau électrique permet à des pays de gagner une réduction des coûts en minimisant la redevance que l’Etat verse aux opérateurs et un niveau de sécurité acceptable sans le partage des moyens de communication avec d’autres entités (sans passer par le réseau public).

Parmi les projets qui n’ont aucune utilité sans cet Intranet, on peut citer le Datacenter de l’Etat qui a d’énormes problèmes car les concepteurs  n’ont pas pensé à sa haute disponibilité, de ce fait, n’ont pas pris en compte l’implémentation d’une solution de tolérance de pannes en prévoyant les catastrophes naturelles (Inondations, Incendies…) . Mais il faut dire aussi que des projets encourageants voient le jour comme le projet de l’Etat-civil qui peut être généralisé pour couvrir d’autres aspects. 

Je cite à titre d’exemples l’utilisation de leurs PKI (Public Key Infrastructure) pour l’identification des personnes morales (entreprises) et non seulement des personnes physiques, ceci peut être utilisé par l’ARMP (Autorité de Régulation des Marchés Publics) pour la dématérialisation de la commande publique c’est a dire la modernisation du cycle de passation, d’attribution et d’exécution des marchés publics, donc la transparence dans ouverture des offres techniques et financières.

Il est primordial de créer une agence informatique de l’Etat qui a pour mission de mener et de promouvoir, en coordination avec les différents services de l’Administration, les autres organes de l’Etat et les collectivités locales, tout type d’actions permettant à l’Administration de se doter d’un dispositif cohérent de traitement et de diffusion de l’information. En prenant en compte le respect des normes internationales, en matière de qualité, de sécurité, de performance et de disponibilité. 

Tandis que la mise en place d’un bras technologique qui accompagne la direction générale des douanes dans ses projets d’informatisation est une nécessité, l’interconnexion de ces deux organes permettrait d’avoir un guichet unique électronique du commerce extérieur et fera figure de pionnier de la dématérialisation.

On doit beaucoup promouvoir l’utilisation des TIC(Technologies de l’Information et de la Communication) pour aider à faire émerger de nouvelles entreprises (start-up) afin  de lutter contre le chômage. Par contre l’idée de l’ouverture immédiate est à suspendre pour le moment à mon avis parce que les données de la majorité de nos entreprises pour ne pas dire toutes, sont accessibles par de simples amateurs de hacking, donc vulnérables à une attaque venant de l’extérieur et la guerre que l’on faisait avec des missiles peut être faite plus efficacement par d’autres moyens de nos jours.

En définitive, Il y a des choses qui restent à être faites même s’il y a des changements qui peuvent être appliqués dès à présent. De ce fait, tout résulterait d’un manque de vision globale lors de la mise en place de la majorité de nos projets.

Ahmed Youssef KHLIL

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