La Mauritanie au cœur des débats climatiques

0
623 Lectures
weeklyinfos.net@gmail.com
weeklyinfos.net@gmail.com

Depuis la signature de la convention sur le climat, la Mauritanie s’engage sur tous les programmes majeurs du climat et des écosystèmes. Les effets du changement climatiques et ses conséquences sur le sahel deviennent une réalité capitale pour la Mauritanie. Les changements climatiques constituent un grand défi sur le développement du pays. Comme partout en Afrique le réchauffement climatique induit des effets néfastes sur la nature, cette dernière se dégrade et se transforme entrainant des préjudices écologiques incalculables comme la sécheresse, les inondations, la pollution, la désertification et l’érosion côtière. Les conséquences sont multiples et occasionnent  la  pauvreté extrême, l’insécurité alimentaire, l’exode rural et des flux migratoires.  Des rencontres autour de la problématique changement climatique ont aboutis après 21 ans à un accord signé et ratifié par plusieurs pays, un accord qui se veut contraignant mais aussi équitable pour réduire le réchauffement global à 1.5 degrés. Dans sa contribution nationale la Mauritanie soumet son ambition de réduire ses émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 22.3 pourcent horizon 2030. Cette ambition est d’ailleurs en passe d’être atteinte par les efforts publics, malgré qu’elle fût conditionnée par  la mobilisation des financements internationaux, preuve d’un engagement national remarquable.

Depuis la signature de l’accord de paris la Mauritanie renforce son attachement à la logique du développement durable à travers une approche stratégique dans le secteur environnemental, en transformant certains défis en opportunités. Le pays met en place des mesures ambitieuses  pour combattre les effets du changement climatique et mieux encore promouvoir une adaptation. L’initiative panafricaine de la grande muraille verte en est une parfaite illustration. Induisant la Mauritanie et d’autre pays du sahel frappés par la lourdeur des dégâts écologique à s’inscrire dans une dynamique de construction d’une ligne verte. Mieux encore créant une histoire écologique entre ces pays. Dans les grandes sessions de hauts niveaux les réflexions portent sur l’opérationnalisation de l’accord de Paris et beaucoup de thématiques abordent la question du financement vert pour l’Afrique, l’adaptation, l’Energie et les pertes et dommages. Des questions se posent sur comment intégrer le fond vert dans l’accord de paris. Les pays développés évoquent des difficultés juridiques alors que les pays en voie de développement parlent de reconnaissance politique. Quant aux pertes et dommages, beaucoup de pays vulnérables très touchés par les changements climatiques ont proposés la révision du texte 4 de l’Accord de Paris qui stipule que le comité exécutif incluse dans son plan d’action de travail, les financements, la technologie et le renforcement de capacités pour faire face aux pertes et dommages.

L’adaptation, une priorité pour la Mauritanie et pour l’Afrique

La Mauritanie est une terre qui est cœur de l’enjeu climatique, son climat sahélo sahélien et sa construction démographique induit aussi que c’est une terre d’opportunités et une terre à construire.  Ses agriculteurs, ses éleveurs, ses communautés rurales s’affirment en vraie acteurs de développement durables à travers des initiatives porteuses de solutions.  Dans son discours officiel à la session de Haut niveau qui a pour but d’impulser une dynamique politique nécessaire en vue de la mise en œuvre de réalisations concrètes d’adaptation et d’atténuation , le ministre Amedi Camara revient sur l’adaptation qui est une priorité pour la Mauritanie et pour toute l’Afrique, rappelant que ;  ‘la COP22 qui s’inscrit sous le sceau de l’action, doit être le moment d’agir pour le Développement Durable de l’Afrique qui souffre, le plus, du dérèglement climatique. Lors de plusieurs sessions d’échanges il a été question de revenir sur l’importance d’attribuer le financement vert à l’Afrique qui subit et qui porte des initiatives avec un impact grandiose dans l’adaptation. Dans cet approche le ministre Amedi Camara invite les partie prenante à s’engager davantage pour la mise en œuvre de l’accord de paris mais aussi et surtout    ‘respecter leurs engagements pour la  mobilisation des financements nécessaires en faveur du Fonds Vert pour le Climat, du Fonds Mondial pour. .l’Environnement et surtout du Fonds d’Adaptation qui souffre aujourd’hui de la détérioration de ses ressources,  résultat de l’effondrement du marché carbone’.

 Le genre et le climat

Les discussions se sont attelées sur l’implication du Genre dans les processus de mise en œuvre des stratégies de développement. Les femmes et les jeunes sont considérés comme étant les premières victimes frappées de plein fouet par les changements climatiques. Dans les zones touchées par les dégâts écologiques, les femmes rurales  maitrisent les principes d’adaptation avec des solutions traditionnelles locales. Malgré le taux d’autonomisation qui est très faibles et la dégradation des terres qui deviennent incultivables, et la rareté des financements, elles arrivent à trouver des solutions pour changer leurs conditions. Dans la session portant genre et climat sur la problématique de l’accès à l’eau, le Ministre mauritanien Mr Amedi Camara revient sur l’implication de la femme et son rôle dans la lutte contre les changements climatiques et la préservation de la nature. Les femmes sont vulnérables, elles sont victimes mais aussi actrices de développement. Dans les zones rurales elles ont des problèmes d’accès à l’eau mais aussi à des terres pour cultiver. ’L’eau est un facteur clé du développement et le premier vecteur par lequel le changement climatique sera ressenti ‘ affirme-t-il.  Il invite alors les parties prenantes à mieux considérer les femmes  dans les négociations car elles subissent et trouvent des solutions à leurs problèmes malgré les moyens qui manquent.

Houleye kane

Source Culturim.

AUCUN COMMENTAIRE