Notre diplomatie : de la marginalisation à l’affirmation

À l’approche du sommet de la Ligue arabe, certains articles de prsse, de l’intérieur et de l’extérieur, animés par la culture de l’oubli volontaire et du nihilisme plat, veulent minimiser la portée historique de l’évènement et occulter du même coup les succès patents de notre diplomatie.

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À l’approche du sommet de la Ligue arabe, certains articles de presse, de l’intérieur et de l’extérieur, animés par la culture de l’oubli volontaire et du nihilisme plat, veulent minimiser la portée historique de l’évènement et occulter du même coup les succès patents de notre diplomatie.

Des succès pourtant indéniables, tant notre diplomatie est passée, en un laps de temps très court, de la marginalisation à l’affirmation la plus accomplie.

En effet, qui ne se souvient pas de la situation diplomatique héritée par le président Mohamed Ould AbdelAziz en 2008 ?

Un pays qui a perdu son prestige, sa crédibilité et son rôle sur la scène arabe, africaine et internationale ; englué dans un isolement diplomatique sans précédent, ostracisé même, il était devenu une république aphone et absente. Le monde arabe, notre domaine de prédilection naturelle, nous échappait ; le continent africain, notre espace vital, nous était inaccessible ; le reste du monde lointain.

Devant cette image de marque peu reluisante qui asphyxiait le pays, la tâche du président Aziz était immense et urgente : restaurer la Mauritanie au miroir de son Histoire et de ses atouts géopolitiques, revitaliser les instruments fondateurs de sa double vocation arabe et africaine, redorer son blason terni sur la scène internationale.

Sur le plan africain, la Mauritanie a retrouvé  de fil en aiguille son rôle pionnier que lui confèrent  la situation géostratégique et l’histoire. Un rôle couronné par la présidence en exercice de l’organisation continentale et dont le bilan en une année était éminemment flatteur. A travers le règlement de plusieurs crises intestines qui minaient l’organisation ; à travers la priorité accordée à la lutte contre le terrorisme ; à travers la lutte implacable conduite pour vaincre l’épidémie d’Ebola qui mettait en péril les africains ; à travers une visibilité accrue de l’organisation dans les grands forums internationaux où la voix d’une Afrique soucieuse de jouer pleinement le rôle qui lui sied s’est fait entendre à la mesure de ses incommensurables richesses, de son poids démographique et de la jeunesse de ses habitants, et sa position géographique enviée.

Sur le plan arabe, la Mauritanie a retrouvé son rôle central au sein de la Ligue arabe. À travers la nomination pour la première fois d’un secrétaire général adjoint de la ligue arabe ;  à travers  la participation active et effective à toutes les actions communes arabes visant à lutter contre le terrorisme et l’extrémisme, à préserver la sécurité arabe intérieure contre les menaces de déstabilisation et l’interférence dans les affaires intérieures de ses états; à travers la nouvelle dynamique visant à insuffler à la ligue arabe dynamisme et cohésion, et l’organisation du sommet à Nouakchott en est la meilleure illustration. Mais, la Mauritanie, à travers le rôle particulier du président Aziz, a  directement contribué au retour de l’Egypte sous la présidence de Sissi sur l’échiquier arabe et africain. Car il n’est guère de pays dont la marginalisation n’affecte autant l’action arabe commune, en raison de son poids démographique, historique, culturel, militaire et stratégique ; qui n’affecte aussi la solidarité arabo-africaine, autre composante essentielle de notre diplomatie.

Sur le plan international, la Mauritanie a retrouvé le rôle qui lui sied dans la lutte mondiale contre le fléau du siècle que représente le terrorisme sous toutes ses formes. Elle est devenue un partenaire des grandes puissances et des Nations-Unies dans la lutte contre l’immigration clandestine, le trafic des stupéfiants qui sont devenus des menaces réelles pour la paix dans le monde d’aujourd’hui. Ce rôle que le secrétaire général des Nations-unies n’a pas manqué de souligner lors de sa visite en Mauritanie enrappelant sans ambages notre rôle dans le conflit du Sahara Occidental et la participation singulière de nos forces armées et de sécurité dans les missions d’interposition onusienne en Afrique, à chaque fois que de besoin.

Enfin et en matière de crédibilité internationale d’un Etat, il n’y a pas de signe plus assuré, ni de témoignage plus éloquent que  la nomination de certains de ses hauts cadres dans de grandes responsabilités internationales où la concurrence, faut-il le rappeler, est toujours âpre. C’est là une preuve irréfutable supplémentaire de cette place diplomatique retrouvée de la Mauritanie dans le monde d’aujourd’hui.

Une Mauritanie qui jouit aujourd’hui d’un prestige diplomatique certain, expression tangible d’une vision dynamique fortement imprimée par le président Aziz ; une vision  qui a restitué à notre pays sa place véritable sur l’échiquier arabe, africain et international. Ne sont-ce pas là de grands succès diplomatiques indéniables rendus à la Nation dans une phase singulière de son existence ? Et que personne ne peut occulter.

Docteur AbdallahiOuld Nem

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