‘’Révolution’’ Libyenne : Cinq ans après, toujours le chaos

17 février 2011- 17 février 2016. Voilà cinq ans qu’éclatait la ‘’révolution’’ libyenne à Benghazi, une révolution qui a mis fin au règne du guide, Mouammar Khadafi, suite à l’intervention occidentale menée par la France et la Grande-Bretagne.

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weeklyinfos.net@gmail.com
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Cinq années après la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est devenue ce qu’elle est donnée à voir aujourd’hui. Chaque jour, le pays fait un pas dans le chaos, la violence et le désordre : amputations, exécutions, décapitations, crucifixions sur la place publique etc.

Pays abritant les plus grandes réserves de pétrole du continent, la Libye est livrée à l’anarchie depuis la chute de son guide. Et depuis août 2014, le pays est divisé en deux. D’un côté, le Congrès général national, installé à Tripoli (à l’ouest) dominé par les islamistes et de l’autre, le gouvernement reconnu par la communauté internationale, installé à Tobrouk (l’est du pays). Cette dernière partie étant militairement contrôlée par les hommes de Khalifa Haftar, chef de l’armée nationale libyenne, qui a lancé l’opération « Dignité » pour venir à bout des djihadistes.

L’ère Kadhafi regrettée, l’Afrique menacée !

Si c’était à refaire, ils sont nombreux, ces Libyens, qui ne referaient pas cette ‘’révolution’’. « La Libye ne fait pas rêver », regrette-t-on chaque jour. En plus, de nombreux observateurs restent persuadés que l’objectif de départ est loin d’être l’instauration de la démocratie ; ils y voient plutôt un pillage organisé des ressources de la Libye par les grandes puissances. ‘’Les bénéfices aux instigateurs de cette révolution, la misère à la Libye et aux Africains ! ‘’.

Avec la situation en Libye, c’est une bonne partie de l’Afrique qui est menacée. Combien sont-ils, les groupes de violences sur le continent, à avoir des connexions avec les milices en Libye ? Bien malin, qui saura répondre. La seule certitude est que chaque jour qui passe voit l’adhésion de ressortissants de nombreux pays africains (jusque-là étrangers à ce genre de fractions) ‘’s’enrôler’’au sein des milices en Libye. Ces ressortissants qui, selon certaines informations également, entendent se faire sentir dans leurs pays respectifs, une fois de retour.

Jusque-là, les tentatives internationales de colmater les brèches semblent un fiasco, le bout du tunnel ne se dessine pas. Et pourtant, il faut trouver les voies et moyens pour remettre la Libye sur les rails.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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