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Nous sommes souverains.

C’est clair. Oum Tounsi n’était qu’un prétexte. Il fallait y revenir et à l’occasion réécrire l’Histoire de manière tendancieuse pour aboutir au même débat que celui de la Table Ronde d’Aleg de mai 1958, et pourquoi pas, le clash interethnique de Nouakchott de février 1966.

C’est étonnant, n’avons pas souvenance de l’existence en Afrique d’un courant religieux, culturel ou politique ayant fait l’apologie de la colonisation. Au contraire, la foi, les plumes, les armes et tous les talents y avaient été mobilisés pour briser les chaines de l’esclavage.
Aujourd’hui, longtemps après la décolonisation, on vient nous dire que la souveraineté linguistique est un non-sens, parce que nous sommes des pays africains et pluriethniques. Il faut l’arbitrage de la langue coloniale. C’est ce que certains essaient de faire passer. Peine perdue. La langue arabe est à sa place en Mauritanie comme la langue française est à la sienne en France, et ce malgré l’existence du breton, de l’occitan, du basque, du corse…des langues aussi anciennes que la nuit des temps. Et puis, l’arabe n’est pas l’obstacle devant la promotion des langues africaines. Non, les négro-africains gèrent au moins une quarantaine de pays où il n’y à pas d’Arabes, pourquoi n’ont-ils pas imposé les langues africaines au lieu des langues étrangères? C’est cette même logique de langue-arbitre qui en est la cause.
Enfin, il est bon de savoir que le nombre de peulhs à travers le monde qui parlent l’arabe fait plusieurs fois la population mauritanienne. Le problème est à chercher ailleurs.

Ely Bakar Sneiba

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