Union des Artistes Musiciens de Mauritanie : Premières fissures et premier déballage

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weeklyinfos.net@gmail.com
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La gestion actuelle de l’Union des Artistes Musiciens de Mauritanie (UAMM) ne plait pas à certains artistes musiciens, dénonçant la prise d’otage de la structure. Des voix se sont élevées pour le faire savoir haut et fort. D’ailleurs, lundi dernier, à l’Espace Galaxy situé à Basra, une rencontre a réuni une dizaine d’artistes musiciens. La rencontre a été sanctionnée par une déclaration très critique.

« L’Union des Artistes Musiciens de Mauritanie (UAMM) est pris actuellement en otage et quelques mois après sa mise en place, c’est l’absence totale de transparence dans sa gestion », a affirmé Papis Komé, membre du bureau de l’Union des Artistes Musiciens de Mauritanie (UAMM).

« On fait appel à Mme la ministre de la culture et de l’artisanat de régler le problème afin que les choses ne soient pas gérées à l’image de ce qui se fait aujourd’hui », a poursuivi M. Komé.

Voici la déclaration :

Depuis la création de cette union, nous avons rencontré beaucoup de difficultés sur le plan financier et organisationnel, en raison du non-respect des textes régissant l’organisation. S’y ajoute que l’Union est prise en otage par Baba Ould Hambare, Thiedel M’Baye, Lamine Kane, Mohamed Mahmoud Dahi et Aiché Mint Cheghaly qui n’est même pas membre du bureau ni de l’Assemblée Générale et du Comité Directeur.

Au sein de cette union, cinq (05) personnes décident à leur niveau d’organiser et travailler sans consulter l’avis des autres membres à savoir :

– Le Président du Conseil Administratif
– La Vice-présidente
– Le Trésorier Général
– Le Président de l’Assemblée Générale
– Et Aicha Mint Cheghaly, qui n’est même pas membre du Bureau National exécutif et qui dirige l’Union avec la complicité et la faiblesse des 5 soient disant les chefs de cette Union.

En outre, ces personnes travaillent dans le faux et usage du faux. Pour le remboursement des cotisations des membres qui ont choisi les délégués, il a été fait mais les autres n’ont perçu leur dû auprès de cette Union.

A l’occasion de la célébration du 28 novembre 2015 à Nouadhibou, le Président du Bureau et certaines personnes qui lui sont proches ont pris des initiatives sans consulter le bureau comme le prévoient la charte et les statuts de cette association.

Ils se sont fait désigner comme étant des artistes devant participer aux festivités du 28 novembre à Nouadhibou et il s’agit de :

– Le Président a reçu un cachet de 600 000 UM (six cent mille ouguiyas) respectivement en qualité de chanteur et de superviseur ;

– La Vice-présidente a reçu un cachet de 550 000 UM (Cinq cent cinquante mille ouguiyas) respectivement en qualité de chanteuse et superviseur

– Aiche Mint Cheghaly a pris un cachet de 500 000 UM (Cinq cent mille ouguiyas) en tant que qualité de facilitateur ; elle n’est même pas membre du bureau mais elle a été choisie par le Président pris en otage;

– Dix (10) personnes membres du CD ont pris chacun un cachet de (deux cent mille ouguiyas) 200 000 UM;

– Sounkary Niang et Mamadou Sally Kome ont reçu chacun 150 000 UM (Cent cinquante mille ouguiyas) ;

– Le chanteur Soninké Toumani Diallo a eu un cachet de trois cent mille ouguiyas (300 000 UM) ;

La seule personne qui a refusé cette mascarade, c’est Monsieur Zeine Abidine Ould Chighaly qui n’a pas pris de montant estimant que la démarche entreprise par la direction n’est pas honnête. Il a ainsi refusé de signer le chèque et on se demande comment ils ont fait pour retirer tout cet argent à la banque. L’aide apportée par le Ministère de la Culture et de l’Artisanat n’est pas connue des membres.

Collectif des Artistes pour le droit des Musiciens

Nouakchott, le 03 Janvier 2016
Tel : 47 62 30 34
Source : http://cridem.org/

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