SEMI MARATHON DE LA BMCI : Quand sévit la pagaille, le Sport se meurt…

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weeklyinfos.net@gmail.com
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L’Authentique – La première édition du semi- marathon de la BMCI de samedi dernier restera encore pour longtemps inscrite dans les annales sportives nationales ! Et pour cause … Comment expliquer l’organisation d’un événement sportif d’envergure, qui plus est un marathon au centre-ville de Nouakchott, sans que ni le ministère chargé des sports, ni la fédération et la ligue cibles, ni l’association nationale de la médecine sportive n’aient été informés ?

Nouakchott s’est réveillée samedi dernier avec des sons stridents provenant de hauts Parleurs lâchés à tous vents. Il s’agissait d’une animation musicale fusant d’une console placée sur une gigantesque scène installée face à la direction générale de la BMCI sise à l’avenue Gamal Able Nasser.
L’événement semblait être de taille si l’on considère l’ampleur des moyens matériels mis à contribution : Une scène digne des plus grand concerts de musique du monde, un portique géant de ligne d’arrivée, des centaines de tee-shirts, des banderoles de diverses tailles, un stock inépuisable de bouteilles d’eau minérale…

Cotes ressources humaines, des encadreurs techniques assez nombreux et une centaine d’athlètes, toutes catégorie confondues. Manifestement, les organisateurs n’entendaient lésiner sur les moyens pour la réussite de l’événement….. Et ils en avaient bien les moyens quand on sait qu’il s’agissait d’une organisation financée par l’une des plus grandes banque du pays, la BMCI.

Et c’est certainement forts de leur statuts que les organisateurs cibles n’ont pas voulu associer la fédération et encore moins la ligue d’athlétisme à leur activités. Plus ! Ils n’auraient même pas cru utile d’en informer le ministère des sports !

C’est ce qui expliquerait l’absence à l’événement du jour, d’officiels provenant des instances sportives dirigeantes de l’athlétisme et de représentants du ministère des Sports ! Finalement, le semi- marathon de la BMCI de samedi 18 décembre 2015- premier du genre, s’est résumé en deux courses l’une de 10 Km et l’autre de 21, aux quelles ont assisté une centaine de jeunes, toutes catégories confondues, qui auront connu bien de désagréments.

Le premier de ces impairs reste sans nul doute, l’absence d’un corps médical en amont comme en aval. Non seulement ils sont nombreux les athlètes qui n’ont pas subi de visites médicales, préalables à toutes pratique sportive, mais plus grave, ceux d’entre eux qui ont traversé le portique d’arrivée comme ceux mal en point n’ont pas pu finir la course, devraient se prendre personnellement en charge.

En témoignent ces scènes de fin de courses devant un portique d’arrivée envahi de badauds mais surtout ou ne se trouve aucun officiel et aucun élément des forces de l’ordre.

Pour une première édition, le semi- marathon de la BMCI est ainsi nettement passé à coté. S’ils la veulent pérenne, ses organisateurs devraient mieux ménager leur monture. Mettre de coté leur suffisance, associer la tutelle de la jeunesse et des sports travailleur étroitement avec la Fédération et la Ligue nationales d’athlétisme, solliciter les services de la médecine sportive …. Tels sont les mesures minimum pour la réussite d’un tel événement.

Pour autant, ils sont très nombreux les observateurs qui se demandent comment des privés sont ils parvenus à organiser une manifestation sportive de la tille d’un marathon, au centre- ville de la capitale du pays, sans que les instances sportives concernés et plus grave le ministère de la Jeunesse et du Sports ne soient concernés !

Ahmed.B

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