Kosovo : l’opposition utilise du gaz lacrymogène au Parlement pour exprimer son désaccord

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Kosovo : l’opposition utilise du gaz lacrymogène au Parlement pour exprimer son désaccord

L’opposition kosovare a une nouvelle fois perturbé lundi les travaux du Parlement en lançant du gaz lacrymogène. Leur but: obtenir l’abandon d’accords visant à la normalisation des relations avec la Serbie.

Deux députés de l’opposition kosovare, Glauk Konjufca et Time Kadrijaj, ont lancé lundi du gaz lacrymogène dans l’hémicycle provoquant une interruption des travaux de l’assemblée pour la sixième fois consécutive en deux mois. Le président du parlement Kadri Veseli a immédiatement suspendu les travaux de l’organe législatif kosovar. «Oui j’ai lancé du gaz lacrymogène. Nous poursuivrons notre mouvement car le fait que nous enfreignions la loi n’est rien à côté des dommages que provoquent les accords auxquels nous sommes opposés», confie Glauk Konjufca, député du mouvement Vetëvendosje, principale formation de l’opposition à l’origine de l’interruption des travaux parlementaires.

A l’extérieur, une centaine de sympathisants de l’opposition étaient réunis face à des policiers anti-émeutes déployés afin d’empêcher ceux-ci de s’approcher du bâtiment du parlement.

Au nom de l’indépendance

L’opposition entend bloquer le fonctionnement du Parlement kosovar jusqu’à l’abandon de l’accord conclu en 2013 sous parrainage de l’Union européenne visant à la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo, ancien territoire serbe majoritairement peuplé d’Albanais qui a proclamé unilatéralement son indépendance en 2008.

«Nous avons des réserves illimitées de lacrymogène, plus le gouvernement poursuivra sa dictature plus nous sommes déterminés à continuer», soutient à la presse Pal Lekaj, député de l’opposition. Le parti Vetëvendosje affirme que le dialogue avec Belgrade ne peut que compromettre l’indépendance proclamée en 2008. La Serbie n’a pas reconnu l’indépendance du Kosovo qu’elle considère toujours comme l’une de ses provinces. L’opposition estime que cet accord pourrait approfondir les divisions ethniques à l’intérieur du pays et renforcerait l’influence de Belgrade au Kosovo. Elle exige également l’abandon d’un accord conclu en août avec le Monténégro voisin sur la démarcation de la frontière, qu’elle juge défavorable au Kosovo.

Fin novembre, trois élus de l’opposition avaient été arrêtés après avoir lancé du gaz lacrymogène pour empêcher la tenue d’une séance du Parlement. Le leader de l’opposition et initiateur de ces protestations, Albin Kurti, et une autre élue, Donika Kadaj-Bujupi, ont également été arrêtés en novembre.
Source: Figaro
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